Les phénomènes météorologiques extrêmes associés à El Niño auront probablement des répercussions directes sur l'extraction, la transformation et le transport des minerais et métaux.
27 août 2026
El Nino

Prix moyen de l'acide sulfurique pondéré par la capacité de fusion en Chine.

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L'intensité et la durée de cet épisode climatique pourraient menacer la stabilité des approvisionnements, avec des conséquences opérationnelles, économiques et géopolitiques.

En amont, les infrastructures minières sont particulièrement exposées aux inondations, glissements de terrain, perturbations ferroviaires et restrictions d'accès aux sites. Le Chili et le Pérou, qui représentent une part majeure de la production mondiale de cuivre, figurent parmi les pays les plus vulnérables.

À ces risques s'ajoutent les sécheresses récurrentes susceptibles de réduire la production hydroélectrique et de perturber l'alimentation énergétique des exploitations minières et métallurgiques, notamment en Zambie, au Zimbabwe et en Afrique du Sud.

Mais les effets d'El Niño ne s'arrêtent pas là. Les interdépendances entre secteurs pourraient générer des impacts systémiques. L'acide sulfurique, indispensable à la production de métaux critiques tels que le cuivre, le nickel (HPAL) ou certaines terres rares, en est un exemple concret.

Les perturbations agricoles liées à El Niño pourraient accroître les besoins mondiaux en engrais et soutenir la demande en acide sulfurique. Cette hausse interviendrait dans un contexte déjà tendu, marqué par des tensions géopolitiques dans la région du détroit d'Ormuz et par une augmentation récente des prix de cette matière première stratégique.

Une pression accrue sur le marché de l'acide sulfurique pourrait ainsi se répercuter sur l'ensemble des chaînes de valeur industrielles, jusqu'aux secteurs stratégiques tels que celui des batteries, via les marchés du nickel et du cuivre.